Archipel

Soutien aux jeunes et à la manifestation nationale

09 octobre 2026

En Belgique comme en France, les jeunes montent la voix parce qu’iels n’ont plus le choix. Iels ne se sentent plus suffisamment écouté·es et ressentent aujourd’hui le besoin de faire entendre leurs revendications jusque dans la rue. Les espaces pour se faire entendre existent, les mécanismes pour la faire remonter jusqu’aux oreilles des décideurs politiques également. Mais encore faut-il que cette parole soit réellement entendue et prise en compte. Le secteur Jeunesse est un des rouages essentiels de cette concertation. Archipel tout comme les Organisations de Jeunesse qui la composent sont un des relais de cette voix des jeunes. C’est même l’ADN du secteur Jeunesse qui met le « par et pour » les jeunes au cœur de son fonctionnement.

Les revendications que porte le secteur Jeunesse sont le fruit d’une construction avec les jeunes, basées sur l’expression de leurs besoins, de leur lecture du monde. Le temps n’est plus à l’écoute passive mais à l’action, à la prise en compte dans les décisions politiques des impacts à long-terme de choix posés aujourd’hui. Les citoyens et citoyennes qui devront vivre avec les conséquences de ces décisions demain et pour longtemps, ce sont précisément les jeunes. Et iels le disent haut et fort : iels ne veulent pas de l’avenir qui tend à se construire sous leurs yeux, sans eux.

Archipel regrette les actes de dégradations et le recours à la violence mais aussi la répression utilisée à l’encontre des manifestant·es. Lire ces évènements uniquement à travers le prisme des débordements n’est pas juste. Ce serait négliger la lame de fond que ces actions traduisent : une profonde désillusion de la part d’une Jeunesse qui a pris conscience du futur peu enviable qui l’attend et qui ne veut plus attendre passivement de subir les conséquences des décisions prises aujourd’hui.

Augmenter les tarifs des transports communs, comme pour le réseau TEC, mettre fin à la gratuité des cours de musique en académie, mettre fin à la gratuité des repas scolaires, augmenter le minerval des études supérieures… c’est commencer aujourd’hui à creuser les écarts qui se marqueront encore plus demain. A-t-on les mêmes chances de réussir des études et de mettre en place les jalons d’un futur ambitieux quand on doit combiner son agenda d’étudiant·e avec un job (ou plusieurs) dont l’unique but n’est plus de découvrir la réalité de la vie active ou de constituer de l’argent de poche mais plutôt de participer à l’économie familiale. Et quelle place au milieu de tout cela pour l’engagement bénévole ? Pourtant cette place, ils et elles la trouvent encore. Aujourd’hui mais demain ?

Au-delà des jeunes, c’est avant tout le portefeuille des familles qui est touché. Les noyaux familiaux quelles que soient leurs formes se retrouvent étranglés par les augmentations constantes du coût de la vie. Nous voulons croire qu’il existe pour une gestion saine des finances de notre pays une autre voie que celle d’accentuer les inégalités.

Archipel souhaite exprimer sa solidarité avec les jeunes qui posent un regard lucide et inquiet sur le futur qui leur est proposé. Par sa mobilisation, la Jeunesse démontre qu’elle est loin du cliché désengagé qui lui colle aux baskets. On connait pourtant leur force de mobilisation : sans le mouvement lancé par Greta Thunberg, y aurait-il aujourd’hui des Marches Climat ?

Pour défendre cette voix des jeunes que nous portons mais aussi pour rappeler aux décideurs politiques que leurs choix définissent un projet de société dans lequel nous ne nous retrouvons pas, Archipel est représenté à la manifestation nationale de ce vendredi 9 octobre.

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